Nos évènements

Le 12 décembre – Visite de l'exposition POM, POM, POMMES, une histoire bretonne

Anne-Cécile Turquety nous promène dans la nouvelle exposition de la Bintinais pour nous dire la singularité de cette histoire, de la Genèse à nos jours, de la pomologie à l’art…
Les fruits, les pommiers sont partout présents, comme ils le sont en Bretagne à partir du 15ème siècle et jusqu’à nos jours. Mais les pommes sauvages existeraient depuis 60 millions d’années, ce seraient les ours « becs sucrés » qui seraient à l’origine de la sélection des meilleures dans une région qui correspondrait au Kazakhstan actuel ! Et l’exposition nous raconte comment elles ont fait la fortune de la ferme de la Bintinais à l’époque où le cidre était la boisson privilégiée en Bretagne, à la campagne comme à la ville, et où les Rennais s’abreuvaient dans les bars ravitaillés chaque jour. Des entrées de cave pour les barriques en témoignent encore aujourd’hui.

Apprécions aussi cette Chanson du cidre de Frédéric Le Guyader :

Visites guidées de l'exposition 'Charles et Paul Géniaux, la Photographie, un destin'

Les 12 novembre et 5 décembre, deux visites commentées ont été organisées à l’attention des membres de l’AMEBB. Une cinquantaine d’entre nous ont ainsi pu profiter d’une première approche de cette très belle exposition et surtout, pour la plupart, découvrir deux personnages aux

multiples facettes, audacieux, novateurs et artistes, dont le très bel héritage resurgit grâce à cet évènement, grâce au Musée de Bretagne.

Les deux présentations ont été unanimement appréciées et, comme à chaque fois, donné envie de revenir.

Que les équipes du Musée de Bretagne en soient remerciées.

L'atelier floral de l'Ecomusée

Lors de la Journée Européenne du Patrimoine du 22 septembre 2019, deux bénévoles de l’AMEBB avaient fait des compositions florales afin d’égayer les stands animés par des bénévoles de l’Association.

Cette initiative avait été très appréciée par l’Ecomusée qui nous a demandé s’il était possible de faire un atelier autour de la pomme en vue de décorer l’Ecomusée et le buffet lors de l’inauguration de l’exposition Pom, Pom, Pommes.

Bien entendu, le thème principal était la pomme, fruit ou ornement, puisque de nombreux pommiers d’ornement (petites pommes rouges ou jaunes, non consommables) sont plantés dans les nouveaux quartiers de Rennes-Métropole.

Quatre adhérentes se sont retrouvées à l’Ecomusée la veille de l’inauguration pour « déployer leurs talents ». Quelques employés espéraient pouvoir y participer mais une veille d’inauguration le travail ne manque pas.

Les participantes avaient amené de nombreux végétaux de leur jardin ou des alentours. Dans l’Ecomusée elles ont trouvé des hortensias, herbes aromatiques et feuillages. L’Ecomusée avait donné un budget pour l’achat de fleurs et avait gardé des pommes de différentes tailles.

L’accueil de l’Ecomusée était décoré de nombreuses compositions. Le buffet avait lui aussi des compositions et des pommes individuelles garnies avec fleur et végétaux.

Une participation de l’AMEBB qui pourra se renouveler pour le plaisir des participantes et du personnel de l’Ecomusée…

le 11 octobre 2019, l’AMEBB évoque l’affaire Dreyfus

L’année 2019 marque le 120ème anniversaire du second procès Dreyfus qui s’est tenu à Rennes, dans la salle des fêtes de l’actuel Lycée Zola. La Ville ayant souhaité commémorer l’événement, de très nombreuses associations ont prêté leur concours à l’organisation de diverses manifestations dont certaines se sont déroulées au cours des mois écoulés, d’autres étant programmées jusqu’en 2020 ( conférences, débats, expositions, projections, visites guidées des lieux de mémoire etc…)
                       L’AMEBB pour sa part, sollicitée par la Directrice du Musée de Bretagne s’est associée à la démarche en proposant à ses adhérents une rencontre sur le thème de la correspondance adressée à la famille Dreyfus pendant le déroulement de « l’Affaire » (quelques 4000 documents: lettres, cartes de visite, télégrammes etc…) qui en a fait don au Musée. Le vendredi après-midi 11 octobre une quarantaine d’Amis du Musée ayant répondu à l’invitation étaient accueillis à l’espace Dreyfus par Yves Rannou et Jean-Pierre Mandart qui effectuent depuis trois ans une relecture de la transcription informatique de ces courriers avec l’objectif du Musée de leur mise en ligne, voire d’une publication partielle à brève échéance.                 

  Après avoir brossé à grands traits l’état de la France à la fin du XIXème siècle, évoqué les origines, la carrière et la personnalité du Capitaine et projeté une version abrégée du film de Pierrick Guinard « Dreyfus est à Rennes » les deux intervenants ont d’abord expliqué le choix de la ville de Rennes, cité provinciale conservatrice réputée calme, semblant offrir toute garantie de sérénité pour un procès à haut risque. Ce choix n’empêcha pas les passions de se déchainer. Puis ils ont lu et commenté une sélection de lettres dont les auteurs, très divers par leur origine géographique, leur appartenance sociale et religieuse, leur niveau culturel, leur style parfois maladroit mais toujours émouvant, expriment unanimement leur compassion à l’égard du   « martyr » et leur indignation envers les juges d’un procès truqué. Par leurs nombreuses questions qui ont nourri un riche dialogue, nos Amis présents ont manifesté un intérêt évident pour cette rencontre qui aurait pu se prolonger sans les contraintes horaires des Champs Libres.

Grande Brière et marais salants : entre roselières et fleur de sel

Kerhinet, ses chaumières et son marché ; Bréca, ses chalands et ses canaux ; le marais salant, ses œillets et sa fleur de sel. Il y a tant à voir et à apprendre en Grande Brière et chez son voisin de Guérande qu’une journée y suffit à peine. Trente-huit adhérents de l’Amebb s’y sont essayé jeudi 12 septembre.

Zones humides, terres secrètes, paysages menacés, il a fallu la création en 1970 du parc naturel régional de Brière et à la même époque les périls qui pesaient sur le marais salant, immeubles, rocades et ports de plaisance, pour que toute une population s’aperçoive de la richesse et de la fragilité de ces deux petits territoires.

La baisse de l’exploitation – et de l’entretien – du marais au profit de l’industrie navale qui appelait la main-d’œuvre a failli causer une évolution dommageable de la Grande Brière. Le syndicat (vingt et une communes) de Grande Brière Mottière veille aujourd’hui au curage des canaux, à la survie des roselières et au maintien d’un élevage extensif.

A quelques kilomètres, les 220 paludiers de la coopérative « Le sel de Guérande » exploitent tout un réseau de canaux qui apporte à 15 000 œillets juste ce qu’il faut d’eau de mer pour que le sel cristallise au soleil. A peine trente jours de récolte pour onze mois d’un travail d’entretien à la fois pénible et méticuleux. Il n’y avait que la patience des moines de Landévennec – les créateurs du marais – pour inventer cela il y a mille ans.

 

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Une Journée Européenne du Patrimoine à l’Ecomusée du Pays de Rennes : la ferme de La Bintinais et le cidre

L’AMEBB était présente le dimanche 22 septembre à l’Ecomusée du Pays de Rennes, à la Ferme de La Bintinais. Présentation était faite, dans les deux principaux corps de bâtiments, des deux cuisines (l’une de 1866, l’autre de 1901) ainsi que du cellier. L’histoire de ce cellier et de la production de cidre à la Bintinais a été exposée ainsi par un de nos Amis :

 » La Bintinais et sa production de cidre :

Vous êtes dans le cellier de la ferme de la Bintinais. Au premier regard vous ne manquerez pas d’être étonnés par la grandeur de cette pièce. Le cellier occupe toute la façade nord du bâtiment principal... en lire plus...

Les Amis tenaient également la traditionnelle buvette pour animer cette sympathique journée.

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14 juin 2019 – Le chantier Nugue à Bourg-des-Comptes

De cette visite à l’atelier de fabrication d’avirons et de canoës – où opérèrent Roland Nugue et, avant lui, son père René – on ressort fascinés.

Premier sujet de séduction : le lieu d’implantation de cette activité, une maison de notable dominant la courbe de la Vilaine complétée par son jardin – peut-être inspiré par les frères Bühler – et son orangerie transformée en atelier en 1922, le tout formant un ensemble cohérent. C’est l’œuvre de Jules Nugue, grand-père de René, architecte de son état. Il la conçut en 1852-1854 mais la remania, lui donnant des airs de castel anglais, après sa visite à l’exposition universelle de Londres en 1862.

Second sujet de séduction : l’atelier. Dans ce local, malgré le passage du temps, on sent encore les vibrations du travail de deux passionnés.l'atelier

 

 

 

 

L’atelier

 

Troisième sujet de séduction : le récit que captent nos oreilles attentives lorsque Roland Nugue déroule l’histoire de sa famille. Celle d’une rencontre entre Charles Lefeuvre (1875-1965) – médecin et passionné d’aviron, auteur de recherches physiologiques et notamment d’une étude graphique sur le coup d’aviron – et son neveu René Nugue (1897-1969). Ce dernier est un esprit curieux et très habile de ses mains. Il commence des études de médecine, bifurque vers une licence es-sciences qu’il obtient, mais, également passionné par la pratique de l’aviron, décide de se consacrer à la fabrication de bateaux. Il transforme l’orangerie en atelier en 1922 et se consacre dès lors à la construction de canots, essentiellement des canots automobiles. Le début de la Seconde Guerre mondiale sonne la fin de son activité. Il deviendra agriculteur se distinguant dans le travail de la sélection des races de gallinacées (poule de Janzé, Gaulois doré, Coucou de Rennes).

Puis vient l’histoire de notre narrateur, Roland, fils de René, né en 1942. Il est géomètre-topographe de formation mais aussi instructeur d’aviron. En avril 1972, il se laisse entrainer par la passion transmise par son père : il sera artisan, fabricant de petites unités et réparateur d’embarcations en bois, jusqu’en 2003. A ses côtés, sa sœur Annaïg sera son assistante dans la production et sa conseillère technique. Roland Nugue, qui se définit lui-même comme « canotier-restaurateur, créateur de patrimoine maritime culturel », un métier que l’on exerce le plus souvent en solitaire, n’a hélas pu transmettre son atelier faute d’apprentis volontaires mais il sait exprimer sa passion par les mots et aime aussi la communiquer. C’est pourquoi, en compagnie de sa sœur, il fut présent dans de prestigieux salons professionnels (salon du bateau de caractère à Dinard, salon du patrimoine culturel à Paris…), lieux par excellence d’échanges privilégiés avec ceux qui partagent la même passion. C’est aussi pour cette raison que nous sommes revenus séduits par cette immersion dans ce monde « d’acajou, de bronze et de rêve ».

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Odile Canneva-Tetu- AMEBB