Les réserves du Musée de Bretagne

Vendredi matin 6 mai, rendez-vous était donné Plaine de Baud aux deux groupes d’adhérents inscrits pour la visite des réserves du Musée de Bretagne. Charlotte Labbe, régisseuse des collections nous y accueillait et nous a fait découvrir les trésors « cachés » du musée, classés par thème, relevant par exemple des fouilles archéologiques ou de la vie professionnelle et domestique. Cela va du petit objet (poteries, sabots, outils divers d’épicerie, de menuiserie, tessons de verres ou de céramiques trouvés sur les chantiers de fouilles archéologiques…) à l’élément volumineux (mobilier, machines agricoles, métiers à tisser…). Des pièces uniques nous ont aussi été présentées notamment le dernier appareil en bois à fabriquer le beurre, un beau foyer à braises de marque Pied-Selle, un buffet datant de la période artistique Seiz Breuz réalisé par l’ébéniste Joseph Savina, assistant de Le Corbusier.

Une véritable « caverne d’Ali Baba » pourrait-on dire ! A la différence qu’ici, tout est rangé, inventorié, détenu dans des conditions optimales de conservation, à l’abri de la lumière et de l’humidité – la température des pièces étant comprise entre 18° et 22°- et avec une attention particulière pour éviter la poussière.

Mais, n’arrivent pas sur les étagères et dans les armoires n’importe quels objets. Ils doivent bien entendu remplir certaines conditions. Trois critères sont pris en compte : le musée dispose-t-il déjà d’un tel objet ? Est-il documenté sur son origine, son usage, sa datation ? Une réponse à cette question est essentielle. Enfin, le musée a-t-il de la place pour l’abriter ? La décision finale de retenir tel ou tel objet revient aux membres de la commission d’acquisition composée d’experts dans le domaine de l’art.

Il faut savoir également qu’un objet appartenant aux collections d’un musée est imprescriptible et inaliénable. Il ne peut donc pas être supprimé ni être vendu. Il peut en revanche être prêté à un autre musée, les assurances et le transport étant à la charge du musée emprunteur.

Nous avons également appris que les éléments exposés au musée représentent seulement 2% des collections. Ceci assure donc la pérennité du musée et le renouvellement des œuvres présentées.

Un remerciement chaleureux aux personnes qui ont permis le bon déroulement de cette visite dont l’intérêt s’est situé à la hauteur de l’attente qui était la nôtre.

Les Amis invitent les Amis


Le 7 avril 2022


Une vingtaine de membres de l’association Cesson Vacances Nature ont troqué leurs chaussures de marche pour des chaussures de ville afin de découvrir le Musée de Bretagne. « Ah ! Il est là haut ? …». Il faut effectivement lever les yeux pour découvrir l’accueil, deux niveaux plus haut, et aller arpenter le labyrinthe des collections permanentes.

Lysiane et Pierre, Jacqueline et Marie-Jeanne leur ont déroulé le fil d’Ariane, depuis l’époque des mégalithes, 4 700 ans avant notre ère jusqu’à notre époque, au gré des siècles de transformations économiques, sociales et artistiques, en passant par les Celtes, qu’il n’est pas question pour tous d’assimiler aux Gaulois. En évoquant les moines gallois navigant dans des auges de pierre pour venir s’établir en Armorique ! En examinant la pirogue fluviale de l’époque carolingienne, qu’il a fallu faire passer directement par la façade du bâtiment. En examinant les documents sur les catastrophes tels le grand incendie de Rennes, les deux guerres mondiales, gérées à coups de miracles ou de volonté politique.
Ce rapide tour d’horizon aura été, nous le souhaitons, un prélude à de nouvelles visites, maintenant que les lieux et les thèmes sont connus.

A découvrir ou redécouvrir : Geo-Fourrier (1898-1966), artiste talentueux dont une grande partie de l’œuvre fut consacrée à la Bretagne

Une exposition – à laquelle le Musée de Bretagne, le Musée départemental breton de Quimper et le Musée de la faïence à Quimper ont participé par des prêts- lui est actuellement consacrée à la bibliothèque Forney – Hôtel de Sens à Paris. D’accès gratuit, elle sera visible du mardi au samedi de 13h à 19h jusqu’au 16 Juillet 2022

Nicolas Georges Fourrier, dit Geo Fourrier est un artiste aux multiples talents qui s’est illustré dans les deux premiers tiers du XXe siècle tant dans l’art de la gravure sur bois que dans celui du pochoir, du dessin ou de la céramique. En outre, ses voyages au Maroc et en Afrique équatoriale française, accomplis grâce aux prix remportés par ses œuvres dans des salons artistiques, développent son regard d’ethnographe. Les impacts de sa découverte de la Bretagne –son premier séjour date de 1919, il s’y installe définitivement en 1928- seront considérables sur son œuvre. A cet égard, les 14 gouaches de format carré réalisées en 1925-1926 et publiées sous le titre « les bigoudens », peuvent être considérées comme exemplaires : elles expriment, avec une étonnante force du trait, une grande empathie pour les hommes et les femmes saisis dans leur labeur quotidien.

Malgré un parcours comparable à celui de Mathurin Méheut ou celui d’Henri Rivière, ses contemporains, ce touche-à-tout de génie, véritable maître des Arts Décoratifs, ne bénéficie pas de la même notoriété qu’eux. Cette exposition contribuera sans doute à réparer cette injustice.

A noter : Une série de dessins et 2 planches de photographies de Geo Fourrier (préparatoires au travail de gravure) sont consultables sur le portail des collections du Musée de Bretagne (ici)

Week-end inaugural « CELTIQUE ? »

Les 19 et 20 Mars 2022 le Musée de Bretagne inaugurait une nouvelle forme d’animation culturelle

Pour fêter l’ouverture de l’exposition « Celtique ? », les Champs Libres, dont les espaces et les animations étaient accessibles gratuitement, ont proposé le temps d’un week-end une gamme diversifiée d’activités. On pouvait participer ces jours-là à un atelier de création d’une fresque celtique ou de fabrication de badge, s’initier à la danse bretonne et entendre résonner les instruments des Bagad, se faire tatouer la peau ou vérifier ses connaissances en matière de celtisme. C’est en ce domaine que l’AMEBB a apporté son concours, plusieurs de ses membres proposant un arrêt sur quelques objets signifiants du parcours permanent. Nous étions aussi présents pour ravitailler les acteurs de ces belles journées !

Nous publions ici les recettes « garanties celtiques » que leurs auteurs ont bien voulu nous confier.

Cliquer ici pour la recette du far breton

Cliquer ici pour la recette du « gâteau Jacqueline »

Un bélier de l’Ecomusée au salon de l’agriculture

(Ouest-France, mardi 1er mars 2022)

Né à l’Ecomusée en 2019, il pèse 100 kilos et c’est sa première participation au Salon de l’Agriculture… Vendredi 25 février, les soigneurs de l’Ecomusée l’ont emmené direction Paris. Douche, toilettage, brossage, les bêtes doivent être impeccables pour parader et concourir au Salon de l’Agriculture. L’animal participe dans la catégorie bélier adulte, 100 kilos.

Présélectionné par un jury composé d’éleveurs pour représenter la race, il est le seul avranchin de Bretagne présent au salon avec deux béliers et deux agnelles d’Ouessant. C’est l’occasion pour l’Ecomusée de témoigner de son travail de sélection des races anciennes.

25 février 2022 – Accueil des nouveaux adhérents de l’AMEBB

Ils étaient 10, accompagnés de quelques membres du conseil d’administration, à suivre Céline Chanas, directrice du Musée de Bretagne, venue leur exposer ce qu’est un musée de société et ce que le Musée de Bretagne a de spécifique. Elle avait choisi de leur présenter des objets de la collection permanente. Son thème: le parcours des œuvres depuis leur découverte jusqu’à leur exposition. C’est ainsi qu’elle nous a raconté l’histoire du petit temple gallo-romain découvert lors de la construction du centre commercial de la Visitation, celle des bracelets d’or de Matignon datant de l’âge du bronze, offerts par notre association, de la pirogue médiévale de plus de 5 mètres de long dont l’introduction au musée, trois ans après son installation aux Champs libres, s’est faite par les airs !, des sacs de procédure du Parlement de Bretagne qui étaient suspendus pour échapper aux rongeurs et qui sont à l’origine d’expressions telles que : «l’affaire était dans le sac » ou « vider son sac » qui rappelle que l’avocat « vidait son sac » pour sortir les pièces du procès.

Le musée achète ces objets à des particuliers, en salle des ventes et parfois par préemption lors d’une vente aux enchères -comme ce fut le cas en 2014 pour un beau plat à barbe blasonné en argent fabriqué en Bretagne- mais il bénéficie aussi de dons.

Plus proches de nous, dans l’autre partie du musée, Céline Chanas nous fit observer des témoins du quotidien rennais : une borne fontaine de 1882 qui nous rappelle qu’il y a à peine plus d’un siècle disparaissait le métier de porteur d’eau -dont le cri cependant est conservé dans les archives sonores- et une mosaïque des ateliers rennais Odorico provenant de ce qui était autrefois une poissonnerie place Sainte Anne.

Chaque objet a une histoire dont le musée cherche à conserver la trace, il fait appel à chacun de nous pour documenter ou même identifier des objets, notamment à travers le « Portail des collections » accessible en ligne. Et le travail ne manque pas car le musée possède 700 à 800 000 documents ou objets dont seulement 3000 environ sont exposés.

Pour les curieux, des visites des réserves plaine de Baud vont être organisées par la conservatrice Manon Six le 25 mars prochain. Il est encore temps de s’inscrire !

A l’Ecomusée, un atelier créatif : le papier mâché

Merci papa, merci maman, merci surtout les grands-parents : 19 adultes et 53 enfants sont venus ce mercredi 16 février à l’Ecomusée tremper leurs mains dans la colle, car c’est la colle à papier peint et non la salive qui sert à faire les sculptures en « papier mâché ».

Le thème proposé par l’artiste Anne-Lise Koehler, digne héritière des fabricants de modèles en 3D évoqués dans l’exposition temporaire de la Bintinais, fut « la poule », et des dizaines naquirent entre les petites mains des sculpteurs en papier journal …

Chacun repartit avec sa créature, car il fallait qu’elle sèche plusieurs heures avant de pouvoir la peindre .

Visite guidée de l’exposition « La nature pour modèle »

Le 3 février dernier, nous étions un petit groupe – contexte sanitaire oblige – à se retrouver à l’Ecomusée de la Bintinais pour suivre, après celle du 27 janvier, une visite de l’exposition « La nature pour modèle » guidée par Philippe Dagron. Dès l’entrée dans les lieux, la lumière tamisée plonge les visiteurs dans une atmosphère particulière. Des représentations, en 3 dimensions, de plantes et de graines exotiques (cardamone, cacaoyer…) évocatrices de contrées lointaines côtoient des reproductions animales, florales, fruitières de grande précision réalisées en cire ou en papier mâché. Ces objets, disons plutôt ces « œuvres d’art » qui ont connu leur développement au 19ème siècle ont constitué des outils pédagogiques innovants utilisés notamment dans les établissements d’enseignement agricole. A cet égard, on ne peut manquer la pièce maîtresse de l’exposition « le cheval » modèle en métal et papier mâché, conservé à l’Ecole nationale d’agriculture de Rennes et retrouvé par chance dans les années 1990.

Un grand merci à l’équipe de l’Ecomusée de nous offrir jusqu’au 4 septembre prochain cette belle exposition.

Cliquez pour découvrir l’exposition

Assemblée Générale du 28 janvier 2022

L’Assemblée Générale de l’AMEBB pour l’année 2021 a été accueillie aux Champs Libres ce vendredi 28 Janvier 2022.

70 membres étaient présents et 33 représentés.

Au-delà de la tenue de l’assemblée générale proprement dite, cette rencontre a permis de prendre connaissance de l’actualité de nos musées, notamment des dernières acquisitions qui y ont été faites. Celles-ci ont été exposées sous nos yeux et commentées par les deux directeurs , Céline Chanas pour le Musée de Bretagne et Jean-Luc Maillard pour l’Ecomusée. Malgré la pandémie, les activités ont pu reprendre au second semestre de l’année 2021 mais les ateliers de bénévolat ont beaucoup pâti du contexte sanitaire. La programmation pour l’année 2022 est riche en propositions de nature à satisfaire ceux qui sont avides de découvrir les collections et les expositions de nos musées comme ceux qui aiment partir à la découverte de lieux patrimoniaux.

Deux nouveaux membres entrent au conseil d’administration : Jacqueline Sainclivier et Pierrick Cordonnier.