Décès de David Carruthers

Merci David !

Le bureau de l’AMEBB a appris avec une grande tristesse le décès de David Carruthers, maquettiste et imprimeur de l’association BUG qui a assuré l’impression de notre bulletin pendant de longues années.

Dès le début, David avait répondu à notre souhait de renouveler la présentation du bulletin et avait réalisé la maquette que nous utilisons toujours. Son expérience et sa compétence avaient beaucoup apporté à l’équipe de rédaction. A titre personnel, Il s’intéressait au contenu du bulletin et notre collaboration avait abouti à une relation confiante et amicale.

D’origine écossaise, David était un homme cultivé, passionné de musique, dont la forte personnalité s’alliait à une grande gentillesse. Retraité depuis 2 ans, il s’était installé à Dingé où il est décédé le 21 Octobre dernier.

Merci David, en feuilletant notre bulletin, dont Gaël a désormais la charge, nous penserons à toi.

Cl. Association BUG et M.J. Yvinec

Journées européennes du patrimoine 18 septembre 2022

L’AMEBB à l’écomusée lors des journées européennes du patrimoine

Cette année, le mouton d’Ouessant et la chèvre des fossés concouraient devant un jury d’experts pour élire le plus bel animal selon des caractéristiques bien définies : profil, encornement, taille…

Dans ce cadre, après la présentation des caractéristiques de la race par le groupement des éleveurs de l’Ouest (GEMO), les bénévoles de l’AMEBB se sont retrouvés dimanche après-midi 18 Septembre pour guider un groupe de jeunes répartis, selon leur classe d’âge, en 3 jurys pour élire le plus beau mouton d’Ouessant. C’est avec un grand sérieux que les membres du jury ont attribué leurs notes. Comme il est coutume de le faire lors des concours agricoles, une plaque a été remise aux propriétaires des animaux lauréats.

Mercredi 1er juin 2022, une journée à Guingamp et sa région.

La visite du Musée de la Résistance en Argoat avec Jacqueline Sainclivier et la déambulation éclairée de Pierre Derrien dans le centre de la ville constituent des éléments importants pour comprendre cette ville. Claudine Morvan, nous offre ici un regard plus personnel.

Guingamp, l’esprit de Georges Voisin toujours vivant

 » Sur le coteau face au grand large / les joyeux P’tits Gâs de Guingamp / grâce à Georges Voisin, esprit large / ont établi un très beau camp / Bréhec, plage démocratique / voit défiler depuis longtemps /des gâs à l’allure dynamique / que dirige Bébert Briant… « 

Gamine à la colo je joue, je nage… je chante. Ce nom de Georges Voisin dans la chanson ne dit rien. C’est qui ce bonhomme ? Et puis, on continue de profiter de ce mois de vacances au bord de la mer. Dimanche, le bus de Guingamp débordera de tous les parents qui viennent en visite. Le soir, on aura tous un peu mal au ventre.

Quelques décennies plus tard la gamine se souvient, elle chante. Et des questions affluent. Qui est ce Georges Voisin ? Pourquoi son nom dans la chanson ?

Né à Loguivy-Plougras (Côtes du Nord) en 1895, il est l’un des premiers instituteurs de l’école primaire supérieure des garçons des Cantons à Guingamp dont il sera directeur jusqu’à sa mort. (Résistant, déporté il mourra en 1945).

Laïc convaincu, socialiste de la première heure, membre de la SFIO depuis 1922, il en devient délégué fédéral des Côtes du Nord. Il est secrétaire de l’Union locale de la CGT de Guingamp créée en 1936 et participe activement aux grèves de 1937 et 1938.

En 1923, il crée une crèche pour les enfants des familles défavorisées de la ville et en 1925 avec d’autres instituteurs laïcs il met sur pied la colonie de vacances « Nos P’tits Gâs de Guingamp » intégrée dans une association née en 1912. C’est « la Société d’Education Physique En Avant Guingamp » fondée par Pierre Deschamps (1873-1958) avec l’appui des instituteurs les « hussards de la République », ils prônent l’éducation par le sport et son rôle dans le développement physique de l’enfant.

Les activités sont variées : football, maniement des armes, gymnastique, mais au lendemain de la guerre, seul le foot subsiste. A sa création, la colonie de vacances est pensée comme un prolongement du club de foot qui se veut « Une société de solidarité et de bienfaisance pour la protection et le développement physique de l’enfant ». Dans un premier temps, elle n’accueillera que des garçons. L’aventure se termine au milieu des années 80.

Qu’en est-il aujourd’hui des principes humanistes des instituteurs de 1912 et 1925 ?

Le club de foot EAG reprend à son compte ces valeurs : humilité, combat, exigence, solidarité.

Le club des kalon (coeur) EAG, association loi 1901 qui regroupe 15206 supporters-actionnaires de l’En Avant Guingamp en plus de fédérer les supporteurs, prend en charge l’action caritative de EAG en soutenant des « projets porteurs de sourires ». Ainsi avec le Secours populaire, elle a permis en 2018 un séjour solidaire entre enfants Bretons, d’Europe, du Monde.

Kalon, supporters solidaires !

Claudine Morvan – juin 2022

Sources : https://maitron.fr/spip.php?article135015, notice VOISIN Georges, Charles par Yves Le Floch, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 13 mars 2021.

Le Maitron. Dictionnaire biographique mouvement ouvrier, mouvement social. https://maitron.fr/

En Avant Guingamp. L’histoire d’un club depuis 1912. https://www.eaguingamp.com/le-club/

Nos p’tits gas de Guingamp/ François Prigent. EAG-Kalon, [2018].https://www.kalon.bzh/attachments/les-ptits-gas.pdf

Les réserves du Musée de Bretagne

Vendredi matin 6 mai, rendez-vous était donné Plaine de Baud aux deux groupes d’adhérents inscrits pour la visite des réserves du Musée de Bretagne. Charlotte Labbe, régisseuse des collections nous y accueillait et nous a fait découvrir les trésors « cachés » du musée, classés par thème, relevant par exemple des fouilles archéologiques ou de la vie professionnelle et domestique. Cela va du petit objet (poteries, sabots, outils divers d’épicerie, de menuiserie, tessons de verres ou de céramiques trouvés sur les chantiers de fouilles archéologiques…) à l’élément volumineux (mobilier, machines agricoles, métiers à tisser…). Des pièces uniques nous ont aussi été présentées notamment le dernier appareil en bois à fabriquer le beurre, un beau foyer à braises de marque Pied-Selle, un buffet datant de la période artistique Seiz Breuz réalisé par l’ébéniste Joseph Savina, assistant de Le Corbusier.

Une véritable « caverne d’Ali Baba » pourrait-on dire ! A la différence qu’ici, tout est rangé, inventorié, détenu dans des conditions optimales de conservation, à l’abri de la lumière et de l’humidité – la température des pièces étant comprise entre 18° et 22°- et avec une attention particulière pour éviter la poussière.

Mais, n’arrivent pas sur les étagères et dans les armoires n’importe quels objets. Ils doivent bien entendu remplir certaines conditions. Trois critères sont pris en compte : le musée dispose-t-il déjà d’un tel objet ? Est-il documenté sur son origine, son usage, sa datation ? Une réponse à cette question est essentielle. Enfin, le musée a-t-il de la place pour l’abriter ? La décision finale de retenir tel ou tel objet revient aux membres de la commission d’acquisition composée d’experts dans le domaine de l’art.

Il faut savoir également qu’un objet appartenant aux collections d’un musée est imprescriptible et inaliénable. Il ne peut donc pas être supprimé ni être vendu. Il peut en revanche être prêté à un autre musée, les assurances et le transport étant à la charge du musée emprunteur.

Nous avons également appris que les éléments exposés au musée représentent seulement 2% des collections. Ceci assure donc la pérennité du musée et le renouvellement des œuvres présentées.

Un remerciement chaleureux aux personnes qui ont permis le bon déroulement de cette visite dont l’intérêt s’est situé à la hauteur de l’attente qui était la nôtre.

Les Amis invitent les Amis


Le 7 avril 2022


Une vingtaine de membres de l’association Cesson Vacances Nature ont troqué leurs chaussures de marche pour des chaussures de ville afin de découvrir le Musée de Bretagne. « Ah ! Il est là haut ? …». Il faut effectivement lever les yeux pour découvrir l’accueil, deux niveaux plus haut, et aller arpenter le labyrinthe des collections permanentes.

Lysiane et Pierre, Jacqueline et Marie-Jeanne leur ont déroulé le fil d’Ariane, depuis l’époque des mégalithes, 4 700 ans avant notre ère jusqu’à notre époque, au gré des siècles de transformations économiques, sociales et artistiques, en passant par les Celtes, qu’il n’est pas question pour tous d’assimiler aux Gaulois. En évoquant les moines gallois navigant dans des auges de pierre pour venir s’établir en Armorique ! En examinant la pirogue fluviale de l’époque carolingienne, qu’il a fallu faire passer directement par la façade du bâtiment. En examinant les documents sur les catastrophes tels le grand incendie de Rennes, les deux guerres mondiales, gérées à coups de miracles ou de volonté politique.
Ce rapide tour d’horizon aura été, nous le souhaitons, un prélude à de nouvelles visites, maintenant que les lieux et les thèmes sont connus.

A découvrir ou redécouvrir : Geo-Fourrier (1898-1966), artiste talentueux dont une grande partie de l’œuvre fut consacrée à la Bretagne

Une exposition – à laquelle le Musée de Bretagne, le Musée départemental breton de Quimper et le Musée de la faïence à Quimper ont participé par des prêts- lui est actuellement consacrée à la bibliothèque Forney – Hôtel de Sens à Paris. D’accès gratuit, elle sera visible du mardi au samedi de 13h à 19h jusqu’au 16 Juillet 2022

Nicolas Georges Fourrier, dit Geo Fourrier est un artiste aux multiples talents qui s’est illustré dans les deux premiers tiers du XXe siècle tant dans l’art de la gravure sur bois que dans celui du pochoir, du dessin ou de la céramique. En outre, ses voyages au Maroc et en Afrique équatoriale française, accomplis grâce aux prix remportés par ses œuvres dans des salons artistiques, développent son regard d’ethnographe. Les impacts de sa découverte de la Bretagne –son premier séjour date de 1919, il s’y installe définitivement en 1928- seront considérables sur son œuvre. A cet égard, les 14 gouaches de format carré réalisées en 1925-1926 et publiées sous le titre « les bigoudens », peuvent être considérées comme exemplaires : elles expriment, avec une étonnante force du trait, une grande empathie pour les hommes et les femmes saisis dans leur labeur quotidien.

Malgré un parcours comparable à celui de Mathurin Méheut ou celui d’Henri Rivière, ses contemporains, ce touche-à-tout de génie, véritable maître des Arts Décoratifs, ne bénéficie pas de la même notoriété qu’eux. Cette exposition contribuera sans doute à réparer cette injustice.

A noter : Une série de dessins et 2 planches de photographies de Geo Fourrier (préparatoires au travail de gravure) sont consultables sur le portail des collections du Musée de Bretagne (ici)

Week-end inaugural « CELTIQUE ? »

Les 19 et 20 Mars 2022 le Musée de Bretagne inaugurait une nouvelle forme d’animation culturelle

Pour fêter l’ouverture de l’exposition « Celtique ? », les Champs Libres, dont les espaces et les animations étaient accessibles gratuitement, ont proposé le temps d’un week-end une gamme diversifiée d’activités. On pouvait participer ces jours-là à un atelier de création d’une fresque celtique ou de fabrication de badge, s’initier à la danse bretonne et entendre résonner les instruments des Bagad, se faire tatouer la peau ou vérifier ses connaissances en matière de celtisme. C’est en ce domaine que l’AMEBB a apporté son concours, plusieurs de ses membres proposant un arrêt sur quelques objets signifiants du parcours permanent. Nous étions aussi présents pour ravitailler les acteurs de ces belles journées !

Nous publions ici les recettes « garanties celtiques » que leurs auteurs ont bien voulu nous confier.

Cliquer ici pour la recette du far breton

Cliquer ici pour la recette du « gâteau Jacqueline »

Un bélier de l’Ecomusée au salon de l’agriculture

(Ouest-France, mardi 1er mars 2022)

Né à l’Ecomusée en 2019, il pèse 100 kilos et c’est sa première participation au Salon de l’Agriculture… Vendredi 25 février, les soigneurs de l’Ecomusée l’ont emmené direction Paris. Douche, toilettage, brossage, les bêtes doivent être impeccables pour parader et concourir au Salon de l’Agriculture. L’animal participe dans la catégorie bélier adulte, 100 kilos.

Présélectionné par un jury composé d’éleveurs pour représenter la race, il est le seul avranchin de Bretagne présent au salon avec deux béliers et deux agnelles d’Ouessant. C’est l’occasion pour l’Ecomusée de témoigner de son travail de sélection des races anciennes.

25 février 2022 – Accueil des nouveaux adhérents de l’AMEBB

Ils étaient 10, accompagnés de quelques membres du conseil d’administration, à suivre Céline Chanas, directrice du Musée de Bretagne, venue leur exposer ce qu’est un musée de société et ce que le Musée de Bretagne a de spécifique. Elle avait choisi de leur présenter des objets de la collection permanente. Son thème: le parcours des œuvres depuis leur découverte jusqu’à leur exposition. C’est ainsi qu’elle nous a raconté l’histoire du petit temple gallo-romain découvert lors de la construction du centre commercial de la Visitation, celle des bracelets d’or de Matignon datant de l’âge du bronze, offerts par notre association, de la pirogue médiévale de plus de 5 mètres de long dont l’introduction au musée, trois ans après son installation aux Champs libres, s’est faite par les airs !, des sacs de procédure du Parlement de Bretagne qui étaient suspendus pour échapper aux rongeurs et qui sont à l’origine d’expressions telles que : «l’affaire était dans le sac » ou « vider son sac » qui rappelle que l’avocat « vidait son sac » pour sortir les pièces du procès.

Le musée achète ces objets à des particuliers, en salle des ventes et parfois par préemption lors d’une vente aux enchères -comme ce fut le cas en 2014 pour un beau plat à barbe blasonné en argent fabriqué en Bretagne- mais il bénéficie aussi de dons.

Plus proches de nous, dans l’autre partie du musée, Céline Chanas nous fit observer des témoins du quotidien rennais : une borne fontaine de 1882 qui nous rappelle qu’il y a à peine plus d’un siècle disparaissait le métier de porteur d’eau -dont le cri cependant est conservé dans les archives sonores- et une mosaïque des ateliers rennais Odorico provenant de ce qui était autrefois une poissonnerie place Sainte Anne.

Chaque objet a une histoire dont le musée cherche à conserver la trace, il fait appel à chacun de nous pour documenter ou même identifier des objets, notamment à travers le « Portail des collections » accessible en ligne. Et le travail ne manque pas car le musée possède 700 à 800 000 documents ou objets dont seulement 3000 environ sont exposés.

Pour les curieux, des visites des réserves plaine de Baud vont être organisées par la conservatrice Manon Six le 25 mars prochain. Il est encore temps de s’inscrire !

A l’Ecomusée, un atelier créatif : le papier mâché

Merci papa, merci maman, merci surtout les grands-parents : 19 adultes et 53 enfants sont venus ce mercredi 16 février à l’Ecomusée tremper leurs mains dans la colle, car c’est la colle à papier peint et non la salive qui sert à faire les sculptures en « papier mâché ».

Le thème proposé par l’artiste Anne-Lise Koehler, digne héritière des fabricants de modèles en 3D évoqués dans l’exposition temporaire de la Bintinais, fut « la poule », et des dizaines naquirent entre les petites mains des sculpteurs en papier journal …

Chacun repartit avec sa créature, car il fallait qu’elle sèche plusieurs heures avant de pouvoir la peindre .